dimanche, 27 avril 2008

En attendant les Dragons...

d6c897b917972ad5079beead437e912f.jpgJe vais régulièrement voir des matchs de rugby. Hier soir j'ai assisté au match des Dragons Catalans contre l'équipe de Castelford. Victorieux par 38 à 20, les Dragons Catalans se trouvent ainsi seconds de la Super League. Comme à son habitude le stade Gilbert Brutus était plein comme un oeuf. J'adore le rugby, j'adore aller au stade c'est formidable. J'ai toujours évolué dans ce milieu et dans ce sport. Pourtant nous devons parfois nous contenter de la télé pour voir nos équipes et nos joueurs chéris.
Aujourd'hui coup de chapeau aux hommes et aux femmes qui assurent les retransmissions sportives en général et en particulier à l'équipe de Visual TV qui a accepté ma présence et mes photos pendant la préparation du direct.

Samedi 26 avril 2008, 11 heures.Deux énormes camions ont pris place rue du Méridien (derrière la tribune Bonzoms). Autour et à l’intérieur, une nuée de petits hommes très afférés, très agités envahissent le stade Gilbert Brutus encore silencieux. Qui sont-ils ? Que nous veulent-ils ? J’ai essayé d’éclaircir le mystère pour vous.
Pour ceux et celles qui peuvent se rendre au stade pour assister au match, ces questions ne se posent pas. En revanche, les amateurs de rugby à XIII, les supporters des Dragons Catalans qui ne peuvent se déplacer et les amoureux du sport en général (et ils sont nombreux) ne sauraient se passer d’eux sinon : écran noir. Cette équipe discrète, efficace, rigoureuse a pour mission de retransmettre tous les évènements sportifs, culturels qui lui sont commandés partout en France et cette mission elle l’a acceptée.
Georges, responsable du car régie est mon guide.
Je croise Louis Bonnery et Hervé Guiraud les commentateurs des matchs de rugby à XIII. Ils me saluent très courtoisement. Merci messieurs.

A l’intérieur du camion régie.
Par une échelle étroite je grimpe vers l’inconnu. Le camion est divisé en trois compartiments desservis par une étroite coursive (curieux comme cela ressemble à un sous-marin). Toujours guidée par Georges, je m’enfonce vers la partie la plus sombre : « c’est la partie technique. Ici on trouve l’ingénieur vision et les opérateurs magnétos , ils ont en charge la retransmission parfaite de l’image, le choix des ralentis, des retours en arrière », m’explique t-il. Au centre la partie réalisation. Je découvre face à une multitude d’écrans une jeune femme Noëlle, elle est opératrice synthé : « je donne la composition des équipes en présence, l’évolution du score, le nom des joueurs, tout ce qui apparaît écrit à l’écran. Aujourd’hui la chaîne Sport+ change d’habillage ce qui complique un peu plus mon travail, je dois retrouver des marques. » A la gauche de Noëlle, le réalisateur, ce soir Pierre Patrolin. Il est le chef d’orchestre, l’artiste. Sa vision est évidemment technique mais aussi esthétique. Devant lui des boutons qui correspondent aux cadreurs qui filment sur le terrain. Il choisit les images qui sont retransmises en direct. Enfin dans un petit coin, l’écran de l’arbitre vidéo… Un homme précieux.
Le dernier box est celui de l’ingénieur son, Guy : « mon rôle est d’assurer la bonne compréhension des commentaires des journalistes, des paroles de l’arbitre, des micros d’ambiance. »
Retour à l’extérieur.
C’est au tour de Serge, représentant de la Sté Visual TV de me donner un complément d’informations. « Nous sommes une société prestataire de services et nous travaillons aujourd’hui pour la Fédération de Rugby à XIII. L’équipe se compose de 12 techniciens auxquels il faut ajouter les 5 cadreurs et les deux opérateurs magnétos qui vont arriver dans l’après-midi. En fonction des évènements, le groupe peut évidemment augmenter de façon significative. Nous sommes basés à Toulouse, mais le siège de la Sté est à Meudon en région parisienne. Mon rôle consiste à gérer le relationnel avec les journalistes, la Fédération de rugby à XIII, le club aujourd’hui Les Dragons Catalans, le réalisateur, m’assurer que les moyens techniques à notre disposition sont adéquats. Nous devons être prêts à tourner 2 h 30 avant le direct. C’est ce qui permet aux spectateurs de voir les joueurs à l’échauffement, le public qui s’installe dans les gradins. Mais aussi après le match, les vestiaires des joueurs, les interviews pendant le match, à la mi-temps et à la fin du match, etc… Je dois pouvoir répondre à toutes les demandes, dans la mesure du possible et même si c’est impossible »…rires.
Enfin, un jeune homme arrive, il s’appelle Tjitte. Il travaille en étroite collaboration avec les techniciens de Visual. Très décontracté et souriant il m’explique qu’il est responsable de la retransmission des images par satellite ce qui n’est pas rien ; en tout cas pour lui tout semble très simple.

Samedi 26 avril 2008 : 13 heures
Une partie de l’équipe part déjeuneur c’est le dernier briefing. Dans le stade, quelques techniciens tirent encore et toujours des kilomètres de câbles entre les deux camions, les tribunes, les vestiaires. Tout sera prêt à l’heure voulue, c’est certain. Il n’y a pas d’improvisation, agités, afférés mais sûrs d’eux. C’est un ballet parfaitement réglé qui ne finira que vers 24 heures, longtemps après la fin du match.
Je les laisse à leur travail. Mille mercis à tous pour leur disponibilité.

Alors chers amoureux du sport, de tous les sports, ayez une pensée pour ceux et celles qui grâce à leur talent vous apportent l’émotion et la pincée d’adrénaline à la maison.
J’oubliais …. Où est Rodolphe ? Du rugby à XIII ou à XV sans Rodolphe Pirès c’est comme un printemps sans hirondelles, un chien sans puces, de la haute couture sans petites mains, Roméo sans Juliette. Reviens Rodolphe, reviens à la maison !

Lune et Soleil