samedi, 03 mai 2008

Une troisième finale pour PIA SM

Pour la troisième année consécutive l'équipe de Pia Salanque Méditerranée est qualifiée pour la finale du championnat de Rugby à XIII. Sur ses terres pianencques, dans son stade en cours de rénovation mais néanmoins mythique, les hommes de Marc Ambert et d'André Parent ont montré leur valeur. Sur le score de 38 à 26, les catalans ont battu l'équipe audoise de Carcassonne.
Rendez-vous est pris pour le 17 mai au stade de la Méditerranée de Béziers. J'y serai.
Détenteurs depuis deux ans de la Coupe Lord Derby et champions de France en titre, le peuple du rugby sait combien ce palmarès est rare, précieux, exceptionnel.
Quelle équipe ne souhaiterait pas en avoir autant, voire un peu moins. Tellement de joueurs courent aprés un titre toute leur carrière sans en obtenir un. Connaissez vous le parfum d'une finale ? Connaissez-vous le goût d'une finale ? C'est 80 minutes de torture, 80 minutes suspendues dans l'espace temps, rien dans une vie, tout pour un joueur de rugby. Du concentré orgasmique.
Je suis fière de cette équipe de Pia qui se retrouve à nouveau en haut de l'affiche, je sais la somme de travail, de doute, de peur, d'aigreur pour arriver à ce résultat.
Pia je t'aime !!
Stop, ce soir je reste sobre dans le propos, demain peut-être moins.
Lune et Soleil

jeudi, 01 mai 2008

Un stade, un joueur, un grand homme : Gilbert Brutus

Perpignan a trois grands stades. Gilbert Brutus, Aimé Giral et Jean Laffon. Gilbert Brutus fut longtemps le stade du XIII Catalan avant de fermer ses portes pour vétusté et les rouvrir il y a tout juste un an aprés un relooking total. Aimé Giral est le stade de l'USAP qui va inaugurer samedi prochain sa toute nouvelle tribune (tribune Bernard Goutta) avec la réception de Biarritz (rencontre qui sent la muerte). Ils sont tous les deux dans le quartier nord de Perpignan : le Vernet. Enfin, Jean Laffon plus au sud aprés la gare et le quartier St-Assiscle a abrité lui aussi le XIII Catalan et l'UTC (Union Treiziste Catalane). Qui était ces hommes que la ville de Perpignan a honoré ? Des rugbymen mais aussi des hommes qui ont servi la France jusqu'à la mort. Aimé Giral et Jean Laffon furent tués pendant la 1ère guerre mondiale, Gilbert Brutus est un héros de la résistance de la 2ème guerre mondiale.

Gilbert Brutus le stade :
L'antre des Dragons catalons a d'abord été le stade mythique des grands rendez-vous de rugby à XIII. De 1970 jusqu'en 1990 des chocs mémorables ont eu lieu sur le pré catalan. Complétement rénové, il accueille dans le même esprit un public "chaud". D'une contenance de 9000 places ( 7000 assises). Confortable, esthétique, il est trés facile d'accés. Tous les chemins mènent à Rome. A Perpignan tous les chemins mènent à Gilbert Brutus. Du centre ville prendre direction l'hôpital et vous y êtes. On le voit de loin, il se dresse, il brille, il vous attend. Au sortir de l'autoroute, prendre Perpignan-Nord, puis la voie rapide et prendre la sortie Hôpital Joffre, ( ben oui, c'est la même !) vous y êtes. A chaque rencontre, il vibre et tremble des coups de boutoir du peuple treiziste. Il crache du feu. Il ne cède rien. La victoire, toujours et encore. Plus qu'un lieu c'est un symbole à l'image de l'homme qui lui a donné son nom.

Gilbert Brutus le joueur :
Gilbert Brutus est né le 2 août 1887 à Port-Vendres dans les Pyrénées-Orientales. Il débuta sa carrière de joueur de rugby au poste de trois quart centre au Stade toulousain.
Il se rapprocha ensuite de son pays et devint joueur et capitaine de l'Association Sportive Perpignanaise (ASP) championne de France seconde série en 1911. Joeur fondateur du Stade Olympien Perpignanais (SOP) dont il fut aussi le capitaine et champion de France avec elle en 1913.
Dirigeant, il participa au rapprochement et à la fusion de l'ASP et de la SOP ce qui donna naissance en 1919 à l'Union Sportive Perpignanaise (USP) championne de France en 1921.
Entraîneur, dirigea notamment Joseph "Jep" Pascot à l'USP puis Jean Galia, Ernest Camo à l'US Quillan.
Arbitre, il dirigea deux finales consécutives du championnat de France de rugby, entre deux même villes, Toulouse et Bayonne, en 1922 et 1923 et devint de part sa position, sélectionneur et même président national du Comité des sélections durant les années 1930, en compagnie de Jules Cadenas.

Gilbert Brutus le résistant :
Militant SFIO il eut des responsabilités municipales à Port-Vendres ainsi qu'à la préfecture de Perpignan. Pendant la seconde guerre mondiale il dirigea divers groupes spécialisés dans le renseignement dans les Pyrénées-Orientales. Il fut arrêté une première fois au début de l'année 1943. Transféré à la prison de Montpellier, il fut relâché faute de motifs. Membre de l'armée secrète du général Delestraint, il fut arrêté une seconde fois à Perpignan. Il fut torturé à mort par la gestapo et la milice dans une geôle de l'ancienne citadelle où il mourut le 7 mars 1944 au petit matin.

Un grand stade, un grand homme, une grande équipe des retrouvailles avec un public avide de beau jeu, du travail, du travail, du combat toujours et encore. Les Dragons ont encaissé, maintenant ils rendent les coups, voilà pourquoi Gilbert Brutus a de beaux jours devant lui.

Pour en savoir sur Gilbert Brutus :
E. Camo, Gilbert Brutus mon ami, 1960.

Lune et Soleil

mercredi, 30 avril 2008

La force des Dragons

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Les Dragons Catalans sont dans une phase ascendante extraordinaire. Au moment où leur entraîneur Mick Potter va quitter les commandes du club, leur forme et leurs résultats n'ont jamais été aussi explosifs. Pourtant la saison n'a pas été toujours aussi souriante. Quelques défaites cuisantes à Gilbert Brutus ont plombé le moral des supporters laissant perplexes quant à leur avenir en Super League. Or, et c'est ça la magie du rugby, aprés une dégringolade indigne dans les profondeurs du classement les voilà en pleine lumière. Aprés deux années de tâtonnements, voici l'année du Nirvana et ce n'est que justice !
Je sais, pour l'avoir vécu avec les hommes de mon coeur ( mon mari, mon fils, mon neveu, mon beau-frère, je ne vais pas citer toute la famille et mes amis la liste est trop longue) que le doute tue ou transcende. Une équipe c'est un bloc, imperméable qui vit ou survit grâce et pour le groupe. C'est çà la force des Dragons mais aussi d'autres équipes : un entraîneur discret mais fort, des caractères différents mais tolérants, des origines et autant de langues mais qui se comprennent, une confiance en eux et entre eux indéfectible. Ils se sont cherchés et ils se sont enfin trouvés.
Cette force ils ne l'ont pas inventée, elle existe depuis la nuit des temps. Notre ancêtre l'Homme de Tautavel la connaissait déjà pour un objectif différent certes : survivre. Lorsqu'il est arrivé pour la première fois à la Caune de l'Arago, c'est un environnement hostile qui l'a accueilli. Pourtant il est resté, reparti pour finalement s'y installer pendant de longues années. C'est la même démarche pour les Dragons Catalans : la notion de clan engendre la force de survivre seul le décor a changé, et quel décor !
A chaque rencontre, les tribunes sont remplies d'un public ardent venu voir du "jeu" et des hommes. Gilbert Brutus a retrouvé son lustre, ses odeurs, ses cris, sa flamme. Gilbert Brutus renaît comme le Phoenix de ses cendres grâce aux Dragons. La horde est revenue chez elle.
Cette force je l'ai ressentie tellement de fois pour un autre club mais rien ne change : des matchs perdus, des saisons ratées, des blessures à répétition, des déceptions multiples, et pourtant toujours la même envie, la même rage, la même hargne : REJOUER..
Rien ne ressemble autant à un joueur de rugby qu'un autre joueur de rugby à XIII ou à XV même lueur dans l'oeil. Je précise que l'âge n'y change rien : joueur tu es, joueur tu restes!! Il faut voir le nombre "d'anciens" à Bonzoms. Homme de Tautavel, joueur de rugby même combat, mêmes valeurs.
Je crois au rugby et au sport en général comme vecteur de valeurs. Je ne souhaite pas aborder l'aspect financier extrêmement important je ne suis pas dupe, je privilégie et c'est mon choix et mon droit les valeurs humaines. Je crois encore à l'Homme, je crois aux Dragons Catalans.
J'ai beaucoup parlé des hommes et les femmes des Dragons ? Mes soeurs, je me permets de vous appeler ainsi car mon mari ne joue plus, mais il est toujours un joueur de rugby, mes soeurs profitez bien de ces années où vos "mecs" sont sur le terrain. Elles sont le lit de votre vie.

Lune et Soleil

PS : bisou à Midiblog.

dimanche, 27 avril 2008

En attendant les Dragons...

d6c897b917972ad5079beead437e912f.jpgJe vais régulièrement voir des matchs de rugby. Hier soir j'ai assisté au match des Dragons Catalans contre l'équipe de Castelford. Victorieux par 38 à 20, les Dragons Catalans se trouvent ainsi seconds de la Super League. Comme à son habitude le stade Gilbert Brutus était plein comme un oeuf. J'adore le rugby, j'adore aller au stade c'est formidable. J'ai toujours évolué dans ce milieu et dans ce sport. Pourtant nous devons parfois nous contenter de la télé pour voir nos équipes et nos joueurs chéris.
Aujourd'hui coup de chapeau aux hommes et aux femmes qui assurent les retransmissions sportives en général et en particulier à l'équipe de Visual TV qui a accepté ma présence et mes photos pendant la préparation du direct.

Samedi 26 avril 2008, 11 heures.Deux énormes camions ont pris place rue du Méridien (derrière la tribune Bonzoms). Autour et à l’intérieur, une nuée de petits hommes très afférés, très agités envahissent le stade Gilbert Brutus encore silencieux. Qui sont-ils ? Que nous veulent-ils ? J’ai essayé d’éclaircir le mystère pour vous.
Pour ceux et celles qui peuvent se rendre au stade pour assister au match, ces questions ne se posent pas. En revanche, les amateurs de rugby à XIII, les supporters des Dragons Catalans qui ne peuvent se déplacer et les amoureux du sport en général (et ils sont nombreux) ne sauraient se passer d’eux sinon : écran noir. Cette équipe discrète, efficace, rigoureuse a pour mission de retransmettre tous les évènements sportifs, culturels qui lui sont commandés partout en France et cette mission elle l’a acceptée.
Georges, responsable du car régie est mon guide.
Je croise Louis Bonnery et Hervé Guiraud les commentateurs des matchs de rugby à XIII. Ils me saluent très courtoisement. Merci messieurs.

A l’intérieur du camion régie.
Par une échelle étroite je grimpe vers l’inconnu. Le camion est divisé en trois compartiments desservis par une étroite coursive (curieux comme cela ressemble à un sous-marin). Toujours guidée par Georges, je m’enfonce vers la partie la plus sombre : « c’est la partie technique. Ici on trouve l’ingénieur vision et les opérateurs magnétos , ils ont en charge la retransmission parfaite de l’image, le choix des ralentis, des retours en arrière », m’explique t-il. Au centre la partie réalisation. Je découvre face à une multitude d’écrans une jeune femme Noëlle, elle est opératrice synthé : « je donne la composition des équipes en présence, l’évolution du score, le nom des joueurs, tout ce qui apparaît écrit à l’écran. Aujourd’hui la chaîne Sport+ change d’habillage ce qui complique un peu plus mon travail, je dois retrouver des marques. » A la gauche de Noëlle, le réalisateur, ce soir Pierre Patrolin. Il est le chef d’orchestre, l’artiste. Sa vision est évidemment technique mais aussi esthétique. Devant lui des boutons qui correspondent aux cadreurs qui filment sur le terrain. Il choisit les images qui sont retransmises en direct. Enfin dans un petit coin, l’écran de l’arbitre vidéo… Un homme précieux.
Le dernier box est celui de l’ingénieur son, Guy : « mon rôle est d’assurer la bonne compréhension des commentaires des journalistes, des paroles de l’arbitre, des micros d’ambiance. »
Retour à l’extérieur.
C’est au tour de Serge, représentant de la Sté Visual TV de me donner un complément d’informations. « Nous sommes une société prestataire de services et nous travaillons aujourd’hui pour la Fédération de Rugby à XIII. L’équipe se compose de 12 techniciens auxquels il faut ajouter les 5 cadreurs et les deux opérateurs magnétos qui vont arriver dans l’après-midi. En fonction des évènements, le groupe peut évidemment augmenter de façon significative. Nous sommes basés à Toulouse, mais le siège de la Sté est à Meudon en région parisienne. Mon rôle consiste à gérer le relationnel avec les journalistes, la Fédération de rugby à XIII, le club aujourd’hui Les Dragons Catalans, le réalisateur, m’assurer que les moyens techniques à notre disposition sont adéquats. Nous devons être prêts à tourner 2 h 30 avant le direct. C’est ce qui permet aux spectateurs de voir les joueurs à l’échauffement, le public qui s’installe dans les gradins. Mais aussi après le match, les vestiaires des joueurs, les interviews pendant le match, à la mi-temps et à la fin du match, etc… Je dois pouvoir répondre à toutes les demandes, dans la mesure du possible et même si c’est impossible »…rires.
Enfin, un jeune homme arrive, il s’appelle Tjitte. Il travaille en étroite collaboration avec les techniciens de Visual. Très décontracté et souriant il m’explique qu’il est responsable de la retransmission des images par satellite ce qui n’est pas rien ; en tout cas pour lui tout semble très simple.

Samedi 26 avril 2008 : 13 heures
Une partie de l’équipe part déjeuneur c’est le dernier briefing. Dans le stade, quelques techniciens tirent encore et toujours des kilomètres de câbles entre les deux camions, les tribunes, les vestiaires. Tout sera prêt à l’heure voulue, c’est certain. Il n’y a pas d’improvisation, agités, afférés mais sûrs d’eux. C’est un ballet parfaitement réglé qui ne finira que vers 24 heures, longtemps après la fin du match.
Je les laisse à leur travail. Mille mercis à tous pour leur disponibilité.

Alors chers amoureux du sport, de tous les sports, ayez une pensée pour ceux et celles qui grâce à leur talent vous apportent l’émotion et la pincée d’adrénaline à la maison.
J’oubliais …. Où est Rodolphe ? Du rugby à XIII ou à XV sans Rodolphe Pirès c’est comme un printemps sans hirondelles, un chien sans puces, de la haute couture sans petites mains, Roméo sans Juliette. Reviens Rodolphe, reviens à la maison !

Lune et Soleil

samedi, 02 février 2008

Le plus beau sourire .....

Il en est des rencontres virtuelles comme des rencontres réelles : elles arrivent sans prévenir. Nos regards sollicités sans cesse par le "beau" glissent, souvent blasées, sur des images retouchées et inaccessibles.
Et puis un jour, traîtreusement, un sourire capte votre regard.
En plein dans l'estomac comme un uppercut de boxeur, ce sourire, le sourire d'un inconnu, en l'occurrence un joueur de rugby, s'imprime dans votre esprit et ne le quitte plus.
NDLR : je suis fan de rugby, de tous les rugbys, à XIII, à XV et du rugby féminin également.
Revenons à notre rencontre virtuelle...
Alors d'une manière totalement et pitoyablement irrationnelle s'organise la chasse au sourire. Retransmissions des matches, journaux, photos, entretiens avec les journalistes, rien, ne vous échappe !
Comment cela a-t-il pu m'arriver ?
Jamais ne ne rencontrerai ce sourire, trop jeune, je ne le veux pas, mais je ne suis pas prête à cesser de le chercher, le plus beau sourire du top 14.