dimanche, 31 août 2008
Vous, moi, et Perpignan, nous quoi !
Bonjour, amis blogueurs demain c'est la rentrée !
Ben oui, les profs sont de retour, comme les morts-vivants, ils vont hanter pour un an de plus leurs salles chéries. Bou que je suis vilaine. En fait aprés un an de congé sabbatique me revoilou parmi eux, mais doucement, juste quelques heures. Donc surprise surprise sur la suite des évènements. Pour clôturer mes douze mois de vacances, je me suis offert une promenade solitaire à Perpignan, je sais que vous savez que j'adore ma ville, mais je tenais absolument à vous faire profiter de ces quelques heures silencieuses, privilégiées, uniques, sensuelles, dans MA VILLE.
Je pensais voir quelques expos de VISA, mais j'ai errai sans but prenant quelques clichés sans prétention ni valeur si ce n'est pour moi. Ils sont déjà en ligne pas tous, pas assez de place. Mais que Perpignan est belle le matin, fraîchement lavée, tous les commerces fermés sauf autour du marché de la République, vide de ses habitants encore endormis, neuve de ses touristes venus en masse pour le 20ème festival international du photo journalisme : Visa pour l'Image. Je croise avec le sourire quelques mamies qui vont chercher leur baguette et leur petit gâteau chez Espi, les toutous sont de sortie aussi, premier pipi du jour, l'épicerie Sala rue Paratilla ne désemplit pas au milieu des senteurs d'épices colorées, dattes grasses et sucrées, morues salées, olives noires, vertes, poulets et pommes de terre rôtis ..... je suis bien !
J'ai un peu faim et je me rends compte qu'il est 13 heures. Je repars en empruntant la rue cité Edmont Bartissol et au numéro 3 une petite affichette annonce une expo off et surprise : HOMMAGE A PERPIGNAN, c'est son thème : je rentre. Personne ne m'attend. La salle des Libertés au premier étage est vide. Je découvre alors une expo magnifique basée sur des professions, des hommes, des métiers propres et uniques à Perpignan, je reconnais pêle-mêle, l'ancien procureur, un grand ténor du barreau, un marchand de légumes, un cordonnier etc .... tous ces visages que je connais pour la plupart et d'autres que je découvre parfois me renvoient mon appartenance à cette ville catalane. Je recommence le tour des grilles cette fois-ci au hasard, pour le plaisir, comme une gourmande invétérée que je suis, je ne me lasse pas de dévorer des yeux ces photos d'hommes et de femmes qui ont su saisir la vraie Perpignan.
Et tout devient évident : seuls des yeux neufs peuvent donner autant de force à une vie intérieure.
Je ressors éblouie par le soleil et par cette réalité.
Je ne sais pas si je pourrai aller voir d'autres expos, mais celle-ci est unique.
A Bientôt.
15:40 Publié dans A propos de tout et de rien | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : VISA POUR L'IMAGE, FESTIVAL INTERNATIONAL DU PHOTO JOURNALISME, PERPIGNAN
jeudi, 31 juillet 2008
Adios
LUNA Y SOL DE RETOUR EN SEPTEMBRE
MUCHOS BESOS
ADIOS
Hum !! Le mois d'août sera chaud bouillant !!

00:05 Publié dans Eté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, liberté, érotisme, sexe, plaisir, libertinage
mardi, 17 juin 2008
Angélique - 3 -
L’équipe marchait bien, les résultats étaient là, on était une bonne bande de potes. Les filles nous tournaient autour et pour la première fois de ma vie, j’ai couché avec une femme elle s’appelait Angélique. C’est doux les filles, c’est plein de formes et de creux agréables. Finalement ça m’a plu. Pour le réveillon du 1er de l’an, on a choisi la discothèque de mes parents pour faire la fête.
Nous avions décidé de nous déguiser. J’ai mis la robe en strass rouge au col cheminée de ma mère, ses chaussures démesurément hautes, sa perruque blonde au carré plongeant, ses bas résilles noirs, son porte jarretelle, son string rouge noué sur le côté par deux liens de soie et je me suis maquillé comme une poupée. Mon corps avait changé, mais j’étais mince, longiligne, féminin.
Mon arrivée a fait sensation. Mon père avait le regard dur, ma mère crevait de trouille.
Je buvais, trop, je dansais, mal, mes potes étaient dans le même état que moi. J’ai décidé de le brancher. Il était déguisé en « pirate de Caraïbes ». Sa chemise à jabots était ouverte sur sa poitrine. J’ai traversé la piste pour le rejoindre et je l’ai embrassé à pleine bouche. Il a d’abord répondu à mon baiser et puis il s’est rappelé que la créature sexy c’était son pote le n°12, un mec sympa, discret, fidèle…. Un mec.
J’ai pas vu venir le coup de boule. Il m’a pété les dents. Je suis remonté chez mes parents, je me suis changé, ma mère pleurait derrière la porte de ma chambre. J’ai rempli un sac et je suis parti. Je ne les ai jamais revus.
J’ai marché des kilomètres, jusqu’au péage de l’autoroute. Je ne sentais pas la douleur, je n’avais pas froid. Vers 6 heures du matin le 1er janvier 2008 un camion espagnol m’emmenait vers le sud. Je ne comprenais pas ce qu’il me disait. Il m’a donné de quoi me laver la figure, un mélange de sang et de restes de maquillage.
J’ai atterri dans un squat de Montpellier où personne ne me demandait rien, je mangeais aux restos du cœur. J’ai cherché du travail et je suis devenu serveur dans une discothèque du quartier naturiste du Cap d’Agde. J’étais bien foutu, je suis devenu gogo dancer. Danser ça je savais faire et bien faire. Rapidement on m’a demandé des exhibs un peu partout dans les bars et les discothèques du Cap et des alentours. Je ne savais pas qu’un de mes anciens partenaires de rugby m’avait reconnu au cours d’une de mes prestations, le hasard. Hier soir, une dizaine d’entre eux est arrivée pour fêter leur premier titre de champions de France. On s’est baigné dans la nuit, et ils m’ont tabassé à mort.
Voilà c’est fini. Un mec des pompes funèbres vient de fermer le sac en plastique noir dans lequel je vais être transférer à la morgue. Ils sont tous en garde à vue, mais ça c’est une autre histoire.
Lune et Soleil
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