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mardi, 06 mai 2008
Le jongleur hongrois

Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions
Sa bure où je voyais des constellations.
Le Mendiant, Victor Hugo
Jongle, jongle, jongleur hongrois
Je te vois depuis des semaines
Tu as les yeux verts comme moi
Je passe
Tu me souris
Tu es toujours au même endroit
Ta veste bleue d'autrefois est lassée d'avoir froid
Ton pantalon n'est pas fait pour toi
Ta casquette posée au sol crie de misère
Comme j'ai honte de ne t'avoir donné que quelques misérables pièces
L'autre jour tu lançais tes balles, elles sont tombées à mes pieds, tu m'as fait rire
Ce matin je t'ai tendu la main, tu l'as prise, tu t'es incliné et j'ai vu tes yeux briller
Nous avons un peu parler
Toi dans ta lanque et quelques mots de français
Moi.... comme j'ai pu, mais on se comprenait
Ce soir tu seras au péage de l'autoroute et je ne te reverrai pas
Pourquoi
Pas de papiers, trop compliqué rester
Je pense à toi le saltimbanque, si maladroit
Je me surprends à rêver, reprends encore ma main, encore...
Lune et Soleil
08:32 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF
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